CE 18 MARS, CE SONT LES DRAPEAUX ROUGES QUI ONT REMPLACÉ LE SANG DES COMMUNARDS SUR LES PAVÉS PARISIENS.

Publié le par Jean-Claude Bernard

18 mars 1871 : Thiers envoie l’armée, au petit jour, s’emparer des canons de la garde nationale. Cette mèche provocatrice fait exploser le baril de poudre.

Le comité central de la garde nationale proclame 3 jours plus tard : « Les prolétaires de la capitale, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques » La commune était née. 72 jours plus tard, durant la semaine sanglante, elle meurt dans un Paris transformé en abattoirs. Les pavés de Paris ruissèlent de sang et le Figaro renchérira : « il faut purger Paris … Jamais occasion pareille ne se présentera pour guérir Paris de la gangrène morale qui le ronge depuis 20 ans … » La répression sanglante fera entre 20 000 et 30 000 morts.Image5.jpg

18 mars 2012 : 120 000 manifestants remontant le faubourg Saint Antoine, ce vieux faubourg chargé d’histoire, jusqu’à la Bastille. Malgré le ciel menaçant, quel bonheur de se retrouver au milieu de cette foule : jeunes, beaucoup de jeunes remplis d’espoir, de joie de vivre, avec le sourire de leurs vingt ans, vieux militants dont bien sûr des communistes fiers de pouvoir relever la tête, militants syndicaux de chez Fralib, de Pétroplus, … mais aussi infirmières haranguant la foule devant l’hôpital Saint Antoine pour dénoncer le dépeçage de l’hôpital public. Toute cette masse chantante, exubérante, déterminée.

Et puis l’arrivée sur la place, rouge, non plus de sang mais des dizaines de milliers de drapeaux agités par cette marée humaine accrochée haut sur rebords de la colonne de juillet.Image11.jpg

Et cette force, cette énergie décuplée qui nous transcende tous. Alors, même si la droite réactionnaire, les socio-libéraux et les verts (Placé et Duflot) se sont donnés la main pour discréditer le moment (il faut lire les propos d’Eric Le Boucher pleins de haine, de mépris sur le site Slate.fr), quel bonheur de l’avoir vécu avec les camarades du front de gauche savoyard.

Et à 16 heures, quel plaisir de reprendre en cœur « On lâche rien » avec HK et les Saltimbanques et puis un peu plus tard, après le discours de JLM, de se quitter avec Jean Ferrat, après avoir entonné tous ensemble l’internationale.

Et gare à la revanche / quand tous les pauvre s’y mettront …

Alors, pour ceux qui en doutaient, on peut leur dire : La graine de canaille qui a échappé au chassepot des versaillais voilà 141 ans, a fait des émules. Paris n’est toujours pas purgé !!!

Publié dans humeur militante

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